Gustave Carpene

Gustave Carpene

compositeur, cardinal du Grand Kiff

Informatif


Gustave Carpène est un esprit créatif.
La curiosité et l'invention sont ses moteurs.
L'éclectisme académique et la transdisciplinarité sont ses méthodes.
Il a ainsi étudié le droit à la Faculté de Nanterre.
Il étudie maintenant la création musicale au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Il étudie aussi la sociologie des pratiques culturelles à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Il pratique avec enthousiasme le dialogue des arts et l'exploration créative : écriture littéraire, musique de scène, de film, électro-acoustique ...
Ce qui l'intéresse le plus est la composition.
Il la conçoit comme une forme de dramaturgie de l'expérience humaine.
À travers des notions sensibles et métaphysiques : dualité, souffle, transition, limite.
Il aspire à un langage dont le matériau serait net et la forme puissante.
Pour lui la musique doit être vaste. Elle doit intégrer des altérités et des contrastes comme chaleur et dispersion, clarté et indicible, stupéfaction et familiarité.




Académique


Animé du goût de la recherche et de la diversité intellectuelle, Gustave Carpène se construit au fil des ans une trajectoire originale mêlant études musicales, sociologie culturelle et analyse institutionnelle. Un tel éclectisme académique le forme aux enjeux d'une transdisciplinarité qui privilégie la complémentarité des savoirs et des techniques, tout en nourrissant un tempérament créatif déjà bien établi.
En plus d'une formation juridique, il étudie ainsi la création musicale au Conservatoire de Paris à travers plusieurs disciplines : polyphonie ancienne, harmonie, styles musicaux du XXè siècle, musique à l'image, introduction aux techniques du son. Parallèlement, il s'intéresse aux dimensions sociales et anthropologiques du fait musical à l'École des Hautes Etudes en Sciences Sociales.
Accordant une large part au dialogue des arts et à l'exploration créative, il s'aventure volontiers sur de nombreux chemins artistiques, de la musique de scène et l'écriture littéraire, en passant par la chronique journaliste, la musique de court métrage et l'arrangement.
C'est toutefois à travers la composition musicale que se jouent se préoccupations les plus insistantes. La force évocatrice de la musique en fait en effet le terrain idéal d'une dramaturgie de l'expérience humaine.
Son programme esthétique s'articule ainsi autour de notions aussi sensibles que métaphysiques comme la dualité, le souffle, la transition ou la limite. Pour cela il s'attache à développer un langage et des conduites formelles qui sachent intégrer chaleur et dispersion, puissance et mobilité, voyage et contemplation.




Disruptif


Né au tout début de son existence, Gustave Carpène, grandit dans un milieu favorable à la vie, quelque part pas très loin du soleil. Très tôt, il bénéficie d’une famille de musicien qui décide de l’éduquer. Élevé dans le goût des arts et du grand air, il étudie la musique et lit Tintin au Tibet. À l’école il se distingue par sa vivacité d’esprit et son inaptitude au golf, qui le pousse bientôt à abandonner son projet d’intégrer la haute société.
Curieux de tout, il lit quelques philosophes, et se met à parler politique. Familiarisé avec le sujet, il navigue habillement entre les thèses de Montesquieu et de Jim Morrison, quand la crise de l’euro vient réorienter une partie significative de ses opinons sur la marche du monde. Il se range alors définitivement derrière la formule de Chateaubriand « de toute façon, il faut bien commencer par quelque chose. » Parallèlement, il poursuit ses études de musique, qui ne lui avait pourtant rien fait.
Aujourd’hui tout à fait civilisé, il prête son oreille attentive à qui veut bien la lui rendre dans un délai raisonnable, et se rend par là disponibles à toutes les idées. Amateurs de café et fin diplomate, il se préoccupe de tout, et l’on peut l’entendre parfois affirmer qu’il finira un jour au Quai d’Orsay, comme conducteur de péniche entre le Louvre et Invalides.
Ainsi, son intégration aux plus hauts lieux universitaires parisiens lui permettent d’appréhender les aspect les plus diverses de la création musicale, car après tout, pourquoi pas. Il s’intéresse également au théâtre, contracte le vice de la littérature, et va jusqu’à fréquenter des comédiens. Et un jour, il écrit une pièce de théâtre sans autorisation préfectorale.
Dès lors son objectif est clairement établi : se forger une esthétique et un langage capable de contenir la palette chaotique des sentiments humains et d'intégrer le paradoxe fondamental de l'expérience humaine : la cohabitation pacifique du primordial et de l’anecdotique.




Lyrique


Gustave Carpène trace sa route personnelle dans les steppes sauvages de la modernité. Enfant d'un siècle de métissage et d'interdisciplinarité, il est un troubadour académique, un aventurier universitaire. Au regard réglé du juriste, il ajoute la voix démiurgique du musicien et l'esprit critique du sociologue.
Navigant entre l'avenue Jean Jaurès et le boulevard Raspail, il développe sur les trottoirs parisiens un tempérament subtil, fait d'esprit de liberté et de méticulosité, d'abnégation et d'hédonisme, de scepticisme cartésien et d'amour du savoir. Séduit par l'architecture du Conservatoire de Paris, il en visite tous les couloirs, et s'ouvre ainsi les portes de la polyphonie ancienne, de l'harmonie, de la musique de film, de l'avant-gardisme historique ou de l'ethnomusicologie.
Sensible à l’ébullition culturelle parisienne, il cède régulièrement à l'appel de l'inconnu et de la rencontre : collaboration artistique, musique de scène, chronique littéraire, analyse politique … Rien cependant n'entraine son imagination aussi loin que la composition.
L'exploration quotidienne des mythes contemporains l'amène à penser la musique comme un théâtre spirituel où s'incarnent des notions essentielles comme la dualité, le souffle, la limite ou la transition. Celles-ci constitue les points cardinaux d'un territoire esthétique dont il se fait l'archéologue systématique. Extirpant ainsi de ces masses sédimentaires les éléments dramaturgiques les plus remarquables, il exhume patiemment les fondations du langage musical large et saillant qu'il appelle de ses vœux.

a participé à 6 projets

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    En 2015, la régie vidéo analogique fait son retour au stade Georges Collet pour la 6ème édition d'Aoutside, festival DIY organisé par l'Opération Maxi Puissance à Palaiseau.

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    Les facéties du Colonel

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    Une nouvelle philosophique autour du Docteur Jivago et des endives.

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    Joseph, assis à la table au fond du café Chez René, s’est laissé pousser la barbe, par professionnalisme. Désormais on le regarde comme un cinglé qui a fait ses preuves. Chacun veut l’écouter avant de tenter toute controverse. Il a beau ne raconter que des conneries, il commence à bien les dire.

  • Second discours de Joseph

    Depuis sa chute, Joseph s’improvise historien du futur et explore les voies de l’histoire prospective. Désormais, il siège au café Chez René comme un archevêque qui vieille sur la conversation de ses fidèles – puis lorsqu’il le juge opportun, il se lève et fait un discours. Une méditation hyperconcrétiviste par Gustave Carpene.

  • Premier discours de Joseph

    Joseph, trente cinq ans, titulaire d’un master d’histoire et peintre en bâtiment, se réveille un peu tôt. Encore chancelant, il tente de descendre l’échelle de sa mezzanine. Il arrive alors ce qu’il devait arriver : chute du corps, loi de la gravitation, rencontre violente entre le crâne de Joseph et le tapis de la chambre.