Massy TGV : descente vers la fonctionnalité

tout le monde descend

gare de Massy TGV -

N° 1     Un escalator plonge dans un puit de béton. En descendant, on commence à douter qu'on soit dans une gare.
En haut, de plus en plus haut à mesure qu'on descend, quelques bouches grillagées crachent une lumière d'un orange trop vif pour être acceuillant. C'est là qu'on va.

Gare de Massy TGV. -

N° 2    

Gare de Massy TGV. -

N° 3     Ouf, les attributs ferroviaires sont bien là, déposés comme par erreur au milieu de ce grand espace vide qui ne semble pas assumé. L'endroit en lui même n'est pas une gare, c'est juste un trou en béton qui aurait tout aussi bien pu devenir un silo ou un parking souterrain. Alors on a dispercé ça et là les accessoires qui en font une gare, tout comme un enfant à l'aide de quelques jouets transforme sa moquette en une ville, un champ de bataille ou en quoi que ce soit d'autre. Cette salle immense ne contient que ces six chariots et deux poubelles.

Gare de Massy TGV. -

N° 4    

Gare de Massy TGV. -

N° 5     Ce bâtiment est un combat permanent entre la rectitude parfaite de ses formes et l'imperfection parfois provocante de ses materiaux. Tout est là : seule la forme compte. Les dimentions réglementaires, les volumes disponibles, en fait tout ce qui se voit sur un plan technique, compte.
Pour ce qui est du remplissage, de la texture, tout peut arriver.

Gare de Massy TGV. -

N° 6     Peut être avaient ils une devise ; une plaque de béton est une plaque de béton. Le regard se perd dans le toujours-pareil, le shéma répété de l'élément qui sert à tout. Comme dans une construction en lego, ici tout pourrait être mur, sol, plafond ou même conduit d'aération.

Gare de Massy TGV. -

N° 7     La plupart des voyageurs auront bientôt la tête tournée vers le bout du quai. Tournant le dos aux grands bâtisseurs de la belle époque, voici la gare-concept : ici il n'y a qu'une chose à faire ici, attendre le train. Tout ce qu'on a en face des yeux les dirige vers le néant où s'engouffre la voie. De là viendra le salut : quitter Massy-TGV, enfin.

Série photographique de 2010.